La majorité

Publié le par candiice.over-blog.com

  

L'élan fait partie du saut.


 

Je sais que ça n'est pas un remède à tout. Que ma plume ne comble pas le manque, qu'elle n'atténue pas la peur et qu'elle rit devant mes erreurs. Mais j'ai décidé de foutre toute ma vie l'air. De plaquer mes névroses sur mes murs et de les fixer avec de la colle à tapisser. J'ai la majorité nerveuse, les robes volantes et mes mains dans la terre. Je me salie, me parfume, je passe mes nuits sans dormir. Je ne fais, n'écoute rien de ce qu'on me dit : j'ai la chair sanguine. Je choisis attentivement mes fruits, je fais mon coloriage au rouge à lèvre. Je dépasse encore. Je gâche mon avenir pour danser sur les principes de théâtre. Même si les costumes paraissent seyants, je refuse de voir un masque de porcelaine, aussi beau soit il, s'apposer sur la douceur de mes lèvres. J'accepte les vagues de nerfs, d'envies, les déferlements d'idioties. Ce qui est passagé m'importe peu, je construis dans la durée. Je me dépèche sans cesse. Je suis réglée cinq minutes en retard dans ma vie. J'ai le temps qui coule dans mon décolleté. J'attends rien. On ne vit, qu'une seule vie. On ne meurt qu'une fois. J'ai toujours raison. Tu n'as jamais tout à fait tort. Le pourrissement de l'attente, c'est l'ennui. Le temps m'est compté. Je marche sans cesse sur des oeufs, je les écrase tous sans exception. Je leur brise tous la coquille du haut de mes talons. On peut voir mes chaussures s'aligner, se jalouser, elles ont l'égo surdimensionné tellement elles sont belles. Même si je n'assure plus mes sentiments, je n'ai plus à coeur de réparer mes fautes. De goût. La mort s'est perchée sur mon épaule, elle et moi, on rêve toujours de la vie d'artiste. On aime et on adore, ce petit air de salsa qui nous fait danser les vertèbres. Jolis os d'ailleurs. La musique résonne, l'acoustique est bonne sous son sombrero. C'est pas marqué dans mes livres, qu'il faut vivre au jour le jour. Je suis la nuit. Tout est plus vrai la nuit. Je configure, conditionne, calcule. J'abandonne souvent. Je me fous. De tout. Je ne m'encombre pas de regrets. Et mes souvenirs sont en poussière. Alors, on recommence ?

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Pim's 29/03/2010 22:10


Tu te sens légère ? . . . Laisse toi tomber!
Tu te sens faiblir ? . . . Ne luttes pas, écroule toi!
Des larmes ? . . . Laisse les couler!
Tu te sens seule ? . . . On l'est tous!

Laisse toi mourir un instant et renait de tes cendres tel un phoenix. Envole toi haut et loin de tous ceux qui te souhaitent du mal et chie leur sur la gueule! Bel enfant, tu en as la force.


Ju. 29/03/2010 21:25


Don't forget girl, no matter how dark the moment is, love and hope are always possible. We have to repeat it to ourself every second.