Tony

Publié le par candiice.over-blog.com

On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser...

 

Ne l'appelle pas monsieur. Il a tout d'un homme, mais c'est au diable qu'il a vendu son âme. L'éphèbe a les yeux noirs et à chaque baiser, tu peux voir ses doigts se croiser dans son dos. Lent et envoutant, il ne se plie à rien, et quand la vie ne capitule pas, il lui fait les yeux doux. S'il pouvait, il la mettrait elle aussi dans son lit, mais c'est encore la seule qui arrive à le baiser sans qu'il y prenne une seconde de plaisir.

 

Pourtant il dissimule son âme brûlée comme un ange : les dents blanches et des compliments à donner des ailes ; mais la catabase aura marqué jusqu'à son coeur, qu'il a aussi noir que sa peau. Pourtant, je suis persuadée qu'il y a des siècles, on pouvait encore admirer sa peau nacrée. Puis on a du le rouler dans la farine jusqu'à ce qu'il en perde son auréole, mais personne n'était là pour remplacer l'alcool de ses placards par de l'aspirine. Alors au mileu d'une nuit sombre, il s'est fatalement rendu compte que le blanc ne lui allait plus au teint, qu'il déparaillait face aux chats noirs, il est donc partit s'immerger dans les mers éthyliques, mais jamais au dessus des 40° de peur de perdre le nord. Tu sais, il n'a trouvé personne pour le prévenir, qu'à force de noyer ses erreurs dans l'acool, elles se mettraient à savoir nager.

 

Aujourd'hui il est corselé de vices et adorateur du péché, mais lorsqu'il claque des doigts, tu as le sang qui danse et les nerfs dociles. Tu sais, les femmes, il ya deux manières de les prendre : par la taille ou par les sentiments. Il a choisi son camps, depuis un moment déjà, et certains de ses coups sont devenus imparables.

 

C'est un oiseau de paradis qui ne mettra jamais un pied là haut, sa place étant déjà réservé en enfer. Mais tu n'y peux rien, s'il n'est pas invincible, on peut reconnaitre qu'il est fort, il arbore toutes les couleurs de plumage. Ce ne sont que des ruses, me dis tu, et tu te penses intouchable, tu t'amuses insolemment de ses tactiques de coloriage. Néanmoins, crois moi, ce n'est pas un joueur, c'est un prédateur. Et depuis toujours, le chasseur, pour ne pas voir la souffrance de sa victime qu'il a commencé par blesser, finit par la tuer.

 

 

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